Les mystères du peuple, Tome III: Histoire d'une famille de prolétaires à travers les âges Ebook complet
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Par Eugène Süe
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Extrait:" «--Je vous ai déjà dit que c'était moi,--répondit le jeune maître en allant à eux;--puisque vous me cherchez,
prenez-moi, mais laissez aller ceux-ci[2],»--ajouta-t-il en montrant du geste ses disciples, toujours retenus
prisonniers.
L'officier fit un signe aux miliciens, qui ne semblaient pas encore tout à fait rassurés; cependant ils
entourèrent Jésus pour le garrotter, tandis qu'il leur disait doucement:
«--Vous êtes venus ici armés d'épées, de bâtons, pour me prendre, comme si j'étais un malfaiteur?... J'étais
pourtant tous les jours assis au milieu de vous, priant dans le temple... et vous ne m'avez pas arrêté[3]...»
Puis, de lui-même, il tendit ses mains aux liens dont on les garrotta. Les lâches disciples du jeune maître
n'avaient pas eu le courage de le défendre; ils n'osèrent pas même l'accompagner jusqu'à sa prison, dès qu'ils
ne furent plus contenus par les soldats, ils s'enfuirent de tous côtés[4].
[Note 2: Évangile selon saint Jean, ch. XVIII, v. 4 et 8.]
[Note 3: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVI, v. 55.]
[Note 4: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVI, v. 56.]
Un triste sourire effleura les lèvres de Jésus lorsqu'il se vit ainsi trahi, délaissé par ceux-là qu'il avait tant
aimés et qu'il croyait ses amis.
Geneviève, cachée dans l'ombre par le tronc d'un olivier, ne put retenir des larmes de douleur et d'indignation
à la vue de ces hommes abandonnant si misérablement le jeune maître; elle comprit pourquoi les docteurs de
la loi et les princes des prêtres, au lieu de le faire arrêter en plein jour, le faisaient arrêter durant la nuit: ils
craignaient les colères du peuple et des gens résolus comme Banaïas; ceux-là n'auraient pas laissé enlever sans
résistance l'ami des pauvres et des affligés.
Les miliciens quittèrent le bois des oliviers, emmenant au milieu d'eux leur prisonnier; ils se dirigeaient vers
la ville. Au bout de quelque temps, Geneviève s'aperçut qu'un homme, dont elle ne pouvait distinguer les traits
dans les ténèbres, marchait derrière elle, et plusieurs fois elle entendit cet homme soupirer en sanglotant.
mystères du peuple, Tome III, by Eugène Sue 7
Après être rentrés dans Jérusalem à travers les rues désertes silencieuses, comme elles le sont à cette heure de
la nuit, les soldats se rendirent à la maison du prince des prêtres, où ils conduisirent Jésus. L'esclave,
remarquant à la porte de Caïphe un grand nombre de serviteurs, se glissa parmi eux lors de l'entrée des
soldats, et resta d'abord sous le vestibule, éclairé par des flambeaux. A cette lueur, elle reconnut l'homme qui,
comme elle, avait, depuis le bois des oliviers, suivi l'ami des opprimés: c'était Pierre, un de ses disciples. Il
semblait aussi chagrin qu'effrayé, les larmes inondaient son visage; Geneviève crut d'abord que cet homme
serait du moins fidèle à Jésus, et qu'il témoignerait de son dévouement en accompagnant le jeune maître
devant le tribunal de Caïphe. Hélas! l'esclave se trompait. A peine Pierre eut-il dépassé le seuil de la porte,
qu'au lieu d'aller rejoindre le fils de Marie, il s'assit sur l'un des bancs du vestibule, au milieu des serviteurs de
Caïphe[5], cachant sa figure entre ses mains.
[Note 5: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXXVI, v. 58.]"
Extrait:" «--Je vous ai déjà dit que c'était moi,--répondit le jeune maître en allant à eux;--puisque vous me cherchez,
prenez-moi, mais laissez aller ceux-ci[2],»--ajouta-t-il en montrant du geste ses disciples, toujours retenus
prisonniers.
L'officier fit un signe aux miliciens, qui ne semblaient pas encore tout à fait rassurés; cependant ils
entourèrent Jésus pour le garrotter, tandis qu'il leur disait doucement:
«--Vous êtes venus ici armés d'épées, de bâtons, pour me prendre, comme si j'étais un malfaiteur?... J'étais
pourtant tous les jours assis au milieu de vous, priant dans le temple... et vous ne m'avez pas arrêté[3]...»
Puis, de lui-même, il tendit ses mains aux liens dont on les garrotta. Les lâches disciples du jeune maître
n'avaient pas eu le courage de le défendre; ils n'osèrent pas même l'accompagner jusqu'à sa prison, dès qu'ils
ne furent plus contenus par les soldats, ils s'enfuirent de tous côtés[4].
[Note 2: Évangile selon saint Jean, ch. XVIII, v. 4 et 8.]
[Note 3: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVI, v. 55.]
[Note 4: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVI, v. 56.]
Un triste sourire effleura les lèvres de Jésus lorsqu'il se vit ainsi trahi, délaissé par ceux-là qu'il avait tant
aimés et qu'il croyait ses amis.
Geneviève, cachée dans l'ombre par le tronc d'un olivier, ne put retenir des larmes de douleur et d'indignation
à la vue de ces hommes abandonnant si misérablement le jeune maître; elle comprit pourquoi les docteurs de
la loi et les princes des prêtres, au lieu de le faire arrêter en plein jour, le faisaient arrêter durant la nuit: ils
craignaient les colères du peuple et des gens résolus comme Banaïas; ceux-là n'auraient pas laissé enlever sans
résistance l'ami des pauvres et des affligés.
Les miliciens quittèrent le bois des oliviers, emmenant au milieu d'eux leur prisonnier; ils se dirigeaient vers
la ville. Au bout de quelque temps, Geneviève s'aperçut qu'un homme, dont elle ne pouvait distinguer les traits
dans les ténèbres, marchait derrière elle, et plusieurs fois elle entendit cet homme soupirer en sanglotant.
mystères du peuple, Tome III, by Eugène Sue 7
Après être rentrés dans Jérusalem à travers les rues désertes silencieuses, comme elles le sont à cette heure de
la nuit, les soldats se rendirent à la maison du prince des prêtres, où ils conduisirent Jésus. L'esclave,
remarquant à la porte de Caïphe un grand nombre de serviteurs, se glissa parmi eux lors de l'entrée des
soldats, et resta d'abord sous le vestibule, éclairé par des flambeaux. A cette lueur, elle reconnut l'homme qui,
comme elle, avait, depuis le bois des oliviers, suivi l'ami des opprimés: c'était Pierre, un de ses disciples. Il
semblait aussi chagrin qu'effrayé, les larmes inondaient son visage; Geneviève crut d'abord que cet homme
serait du moins fidèle à Jésus, et qu'il témoignerait de son dévouement en accompagnant le jeune maître
devant le tribunal de Caïphe. Hélas! l'esclave se trompait. A peine Pierre eut-il dépassé le seuil de la porte,
qu'au lieu d'aller rejoindre le fils de Marie, il s'assit sur l'un des bancs du vestibule, au milieu des serviteurs de
Caïphe[5], cachant sa figure entre ses mains.
[Note 5: Évangile selon saint Matthieu, ch. XXXVI, v. 58.]"
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